Je publie les diagnostics en niveau 1 et les exemples de remédiation au minimum en niveau 2. Ils restent pédagogiques, non testés et ne doivent pas être utilisés tels quels. Avant tout essai réel, adaptez-les au contexte, utilisez la simulation quand elle existe et validez le rollback sur un pilote représentatif.
Résumé
Le co-management permet à un client Configuration Manager également enrôlé dans Intune de répartir plusieurs workloads entre les deux services. La bascule n’est pas un interrupteur unique : chaque workload possède son propre état et peut utiliser une collection pilote.
Une console correctement configurée ne prouve pas la situation d’un endpoint. Je vérifie l’identité Entra, l’enrôlement MDM, les tâches EnterpriseMgmt, l’état du client MECM, la collection pilote et les politiques locales.
Pour Windows Update, je sépare workload, source de scan et politiques effectivement appliquées. Un poste peut être co-managed tout en continuant d’utiliser WSUS si les réglages clients et la source de scan le maintiennent.
Le co-management permet à un client Configuration Manager également enrôlé dans Intune de répartir plusieurs workloads entre les deux services. La bascule n’est pas un interrupteur unique : chaque workload possède son propre état et peut utiliser une collection pilote.
Contexte, objectif et périmètre
La migration progressive de MECM vers Intune évite une rupture, mais elle crée une période où deux agents et deux plans de contrôle coexistent. Sans matrice d’autorité, les équipes attribuent facilement une configuration au mauvais service.
Tenant attach et co-management sont liés mais distincts. Une action visible depuis le cloud ne signifie pas nécessairement que le workload correspondant est géré par Intune.
Je traite « Autorité des workloads en co-management » comme une chaîne de preuves et non comme une succession de boutons à cliquer. Une action n’est considérée comme réussie que lorsque le résultat est visible au niveau attendu : configuration du service, état reçu par le poste, traitement local, puis remontée cohérente dans les outils d’administration. Cette séparation évite de confondre une affectation valide avec une exécution terminée.
Je conserve systématiquement les heures en UTC et en heure locale, l’identité de l’appareil, le contexte utilisateur ou système, la version de Windows et la version des composants concernés. Sans ces repères, deux événements semblables peuvent appartenir à des cycles différents. Les exemples de journaux sont anonymisés et les identifiants techniques doivent l’être avant tout partage.
Pour expliquer la technologie, je sépare le plan de contrôle, le transport, les composants locaux et les données de résultat. Cette lecture évite d’attribuer au portail une décision prise par Windows, ou à un agent local une limitation qui appartient en réalité au service cloud, à la licence ou au modèle d’affectation.
Les détails internes observés dans les journaux ou le registre servent à établir une hypothèse de diagnostic. Ils ne deviennent pas pour autant une interface publique stable. Toute automatisation durable doit s’appuyer sur une API ou une configuration officiellement supportée, puis être revalidée quand la version du service ou du client change.
- Objectif : expliquer la distribution des workloads
- Objectif : prouver l’autorité sur un endpoint
- Objectif : préparer une bascule pilote réversible
- Périmètre : clients MECM co-managed et enrôlés Intune
- Périmètre : workloads officiels et collections pilotes
- Périmètre : configuration, conformité, applications, sécurité et Windows Update
Architecture et fonctionnement général
Configuration Manager configure le cloud attach et la position de chaque workload. Une valeur Pilot Intune ajoute la condition d’appartenance à une collection ; Intune signifie que la population ciblée doit recevoir la gestion cloud pour ce workload.
L’enrôlement automatique MDM crée les artefacts Intune, mais le client MECM reste actif. Les deux agents continuent leurs cycles et journaux. L’autorité fonctionnelle se lit donc workload par workload.
Les conflits sont évités en retirant les politiques concurrentes lors de la bascule. Déplacer le curseur sans nettoyer les paramètres WSUS, GPO ou profils existants laisse des valeurs capables de contredire l’intention.
- MECMClient, site, policies et collections.
- Cloud AttachConfiguration du tenant, co-management et tenant attach.
- IntunePolitiques cloud pour les workloads transférés.
- EndpointArbitre selon workload, pilotage et policy reçue.
Chaque étape doit produire sa propre preuve. Un succès en amont ne garantit pas que les étapes suivantes ont terminé leur traitement.
Prérequis techniques et préparation
Avant toute mise en œuvre, je fige le périmètre de test et je capture l’état initial. Cette photographie comprend les versions, les affectations, les autorités de gestion, les dépendances et les exceptions connues. Elle sert autant à interpréter le résultat qu’à construire le retour arrière.
Je vérifie les prérequis sur un appareil réellement représentatif. Une console qui autorise la création d’un profil ne prouve ni l’éligibilité du poste, ni la disponibilité effective de la fonctionnalité dans le tenant. Les prérequis réseau, licence, identité et système doivent tous être confirmés.
- version MECM supportée et hiérarchie saine
- tenant attach et co-management configurés
- identité Entra et enrôlement Intune du poste
- collections pilotes stables
- matrice des policies historiques et cloud
Procédure de mise en œuvre
La procédure suivante est volontairement découpée en points de contrôle. Je ne poursuis pas lorsqu’un résultat attendu manque : continuer masquerait la première divergence et produirait des symptômes secondaires plus difficiles à interpréter.
Les noms de groupes, profils, applications et fichiers sont des exemples. Je les remplace par les conventions de l’organisation, je documente la population ciblée et je conserve une preuve avant/après pour chaque changement.
- 01Inventorier les autorités
- Emplacement
- MECM, Intune et GPO
- Commande / configuration
Lister par fonction les profils, baselines, client settings et affectations.- Résultat attendu
- Chaque réglage possède un propriétaire.
- Vérification
- Matrice sans doublon non justifié.
- Impact
- Lecture seule.
- Retour arrière
- Aucun.
- 02Qualifier le poste
- Emplacement
- Endpoint pilote
- Commande / configuration
Contrôler client MECM, dsregcmd, enrôlement et tâches EnterpriseMgmt.- Résultat attendu
- Le poste est réellement co-managed.
- Vérification
- Identifiants et états concordent entre services.
- Impact
- Lecture seule.
- Retour arrière
- Aucun.
- 03Basculer un workload pilote
- Emplacement
- Configuration Manager > Cloud Attach
- Commande / configuration
Sélectionner Pilot Intune et la collection dédiée.- Résultat attendu
- Seule la population pilote change d’autorité.
- Vérification
- Policy locale et logs confirment le changement.
- Impact
- Gestion du workload modifiée.
- Retour arrière
- Replacer le workload sur Configuration Manager.
- 04Généraliser par vagues
- Emplacement
- Plan de changement
- Commande / configuration
Étendre la collection après critères GO.- Résultat attendu
- Le taux de conformité reste stable.
- Vérification
- KPI MECM, Intune et endpoint.
- Impact
- Population croissante.
- Retour arrière
- Réduire la collection ou restaurer le workload.
La généralisation n’est autorisée qu’après observation du pilote pendant la durée définie dans le plan de changement.
Les preuves locales de co-management
Je commence par dsregcmd /status pour l’identité, puis je vérifie les branches d’enrôlement et les tâches EnterpriseMgmt. Côté MECM, CoManagementHandler.log, MDMEnrollment.log et les journaux du workload fournissent la chronologie.
Une tâche MDM présente ne prouve pas que toutes les politiques Intune sont appliquées. Je corrèle Enrollment ID, certificat, heure de synchronisation et état de la charge.
Les données du portail peuvent être en retard. La preuve finale est le réglage ou le comportement local, relié à la politique qui l’a produit.
Windows Update : trois questions différentes
Je sépare qui configure les paramètres Windows Update, quelle source le client scanne et quel service approuve le contenu. Ces réponses peuvent diverger pendant une migration.
La scan source policy remplace les raisonnements historiques autour de Dual Scan. Les GPO WSUS, client settings MECM et profils WUfB doivent être inspectés ensemble.
Le rollback restaure à la fois le workload et les paramètres de source. Sans cela, le curseur peut revenir dans MECM tandis que Windows continue de scanner Windows Update.
Scripts, commandes et exemples de lecture
Les commandes présentées servent à observer ou illustrer le fonctionnement. Les scripts de diagnostic restent de niveau 1, avec arrêt sur erreur et gestion globale de l’exception. Ils ne modifient pas le poste. Une remédiation serait au minimum de niveau 2, avec mode de simulation, journalisation adaptée au test et comportement de rollback explicitement validé.
Je lis toujours la sortie avec le contexte d’exécution. Une commande lancée dans la session de l’utilisateur ne voit pas nécessairement les mêmes certificats, chemins, variables, applications ou ruches de registre qu’un processus exécuté par l’Intune Management Extension sous SYSTEM.
dsregcmd /status
sc.exe query CcmExec
schtasks.exe /Query /TN \"Microsoft\Windows\EnterpriseMgmt\*\" /FO LISTCommandes de lecture. La wildcard de schtasks peut nécessiter une adaptation selon le shell.
Validation et critères de contrôle
Je valide d’abord le résultat technique sur le poste, puis sa remontée dans le service. Le portail peut conserver un état ancien pendant un certain temps ; inversement, un état vert dans la console ne dispense pas de contrôler l’artefact local réellement attendu.
Le critère GO exige un résultat reproductible, une absence de régression sur les fonctions voisines, une documentation à jour et un retour arrière démontré. Le critère NO-GO s’applique dès qu’une dépendance n’est pas maîtrisée, qu’une partie du parc réagit différemment ou que l’état final ne peut pas être prouvé.
- poste réellement co-managed
- collection pilote correcte
- workload reçu localement
- ancienne policy retirée
- réglage final conforme
- rollback testé
Journaux, diagnostic et constitution des preuves
CoManagementHandler.log décrit le traitement général de co-management. MDMEnrollment.log aide pour l’inscription. WUAHandler.log, ScanAgent.log, UpdatesDeployment.log et WindowsUpdateClient deviennent pertinents pour Windows Update.
Je synchronise les horodatages entre CCM logs, événements Windows et journaux MDM. Une même machine peut avoir plusieurs Enrollment IDs historiques ; je sélectionne celui associé au certificat et aux tâches actives.
- CoManagementHandler.log
- MDMEnrollment.log
- ClientIDManagerStartup.log
- DeviceManagement-Enterprise-Diagnostics-Provider/Admin
- registre Enrollments et tâches EnterpriseMgmt
- journaux spécifiques au workload
Dépannage : symptômes, preuves et corrections
Je pars de la colonne Symptôme, mais je ne choisis jamais une correction sur ce seul indice. La colonne Preuve indique l’élément qui doit confirmer la cause. Si cette preuve manque, l’hypothèse reste ouverte et l’action proposée ne doit pas être appliquée comme une recette automatique.
Après correction, je reproduis le scénario initial et je compare les mêmes points de mesure. Un changement de symptôme n’est pas toujours une résolution : il peut simplement indiquer que le traitement progresse jusqu’à une nouvelle phase. La chronologie complète reste donc la référence.
| Symptôme | Cause à confirmer | Preuve recherchée | Correction ciblée |
|---|---|---|---|
| Poste absent d’Intune | Enrôlement MDM incomplet | MDMEnrollment.log et événements | Corriger identité, licence ou scope |
| Workload ne bascule pas | Collection pilote ou policy MECM | CoManagementHandler.log | Corriger membership et cycle policy |
| Policies en conflit | Deux autorités ciblent le même réglage | Rapport Intune et RSOP/CSP | Retirer l’affectation concurrente |
| Updates restent sur WSUS | Source de scan historique | GPO, registre et WUAHandler.log | Aligner scan source et workload |
Les causes sont des hypothèses jusqu’à leur confirmation par une preuve locale ou une donnée de service corrélée.
Retour arrière et points de vigilance
Le retour arrière ne consiste pas seulement à retirer une affectation. Je restaure l’autorité précédente, la configuration ou la version attendue, puis je vérifie que le poste a effectivement reçu et appliqué ce nouvel état. Les caches et délais de remontée sont documentés au lieu d’être interprétés comme une absence de rollback.
Je conserve les preuves du pilote, le motif de la décision et les écarts rencontrés. Si le service cloud ou une interface évolue, je réévalue les étapes avant une nouvelle vague. Aucun succès obtenu uniquement sur le poste de développement ne constitue une validation de production.
- Rollback : replacer le workload sur MECM
- Rollback : restaurer client settings et source de scan
- Rollback : retirer les profils Intune pilotes
- Vigilance : ne pas confondre tenant attach et co-management
- Vigilance : ne pas basculer plusieurs workloads sans isoler les effets
- Vigilance : documenter les GPO restantes
Repères d’utilisation
Cette analyse propose une méthode opérationnelle et un cadre de décision. Avant toute application à grande échelle, vérifiez les versions, les licences et les comportements sur un environnement pilote représentatif de votre contexte.
Références techniques publiques
J’ai privilégié la documentation Microsoft pour les comportements contractuels. Les retours terrain complètent l’observation, sans remplacer la documentation de support.
- MicrosoftVue d’ensemble du co-management
- MicrosoftWorkloads du co-management
- Retour terrainCapacités des workloads observées sur le terrain